À 150 mètres de la porte, le terrain entre ces mamelons est cultivé en gradins horizontaux, disposés pour tenir l'eau nécessaire à la culture des rizières; les talus qui séparent les champs sont perpendiculaires à la direction suivie par l'assaillant; ils ont 60 à 80 centimètres de hauteur et forment des parapets naturels derrière lesquels l'infanterie et l'artillerie peuvent s'abriter et faire feu sans travaux préparatoires.
Dès deux heures, le tir de la batterie de la digue contre la pagode de Mien-Haï-Dong la fait évacuer promptement. Plus tard, vers trois heures et demie, elle est occupée par une compagnie de tirailleurs algériens (lieutenant Ganeral, ancienne compagnie Doucet) et une compagnie d'infanterie (capitaine Bauchs), toutes deux du bataillon Dulien, et par une batterie d'artillerie. Vers la même heure, le bataillon de la légion étrangère prend position en avant du hameau de Ha-Tray, dans des maisons situées à 300 mètres environ de la porte Ouest, et derrière les petits terrassements qui coupent la plaine à cet endroit. De là, il dirige un feu non interrompu sur la place, qui riposte vigoureusement de ses fusils et de ses canons.
Accompagné des colonels Bichot, Belin, Badens et Revillon, je vais reconnaître la position à la hauteur des lignes de tirailleurs. Un feu très vif part de toute la ligne; les troupes désignées pour rester en réserve trépignent d'impatience; le colonel Bichot est obligé de se multiplier pour les empêcher de suivre leurs camarades.
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L'ennemi dirige sur nos braves un feu intense, plusieurs tombent, mais rien n'arrête leur élan. La tête de colonne de la légion étrangère, ne pouvant franchir la porte murée, file vers la droite le long de la fortification et réussit à se frayer un passage à travers le fouillis inextricable de bambous et d'obstacles de toutes sortes qu'y ont accumulés les défenseurs; le capitaine adjudant-major Mehl tombe frappé d'une balle au milieu de ses hommes; une partie des marins déblaie la poterne, tandis que d'autres traversent directement le fossé avec l'infanterie de marine et rejoignent la légion étrangère sur le talus extérieur du rempart; ceux que l'encombrement retient en dehors couvrent le parapet de feux. Après des efforts inouïs, la haie de bambous cède. Le soldat Mínnaert, de la légion étrangère; le quartier-maître Le Gair'zec, des fusiliers marins, et le caporal Mouriaux, de l'infanterie de marine, entrés les premiers dans l'intérieur de la place, sont immédiatement suivis par des masses nombreuses. La batterie de la porte murée est tournée et envahie, les grands étendards noirs tombent et sont remplacés par le drapeau français, les ennemis font en désordre vers la citadelle, nos troupes les poursuivent à travers les rues.
À cinq heures quarante-cinq, j'entre dans la place, accompagné de mon état-major général; la nuit se fait rapidement, couvrant la retraite de l'ennemi qu'il serait téméraire de poursuivre au milieu de l'obscurité dans une ville inconnue. Il faut s'arrêter au milieu de ce brillant triomphe et s'organiser contre un retour offensif.
Pendant ce temps, le mouvement tournant de l'ennemi sur notre droite était facilement arrêté par les tirailleurs algériens et les canons Hotchkiss du Pluvier. L'Eclair et la Trombe exécutaient un bombardement lent et précis de la citadelle intérieure, dont la base et les abords portent la trace de leurs obus. Ce bombardement, quoiqu'ayant seulement une action indirecte dans la lutte qui se poursuivait, ébranlait puissamment le moral de l'ennemi en rendant presque intenable son seul refuge en cas de défaite.
| Trois batteries d'artillerie sont placées, | deux à gauche, la dernière à droite du hameau de Phu Sa et Sontay ont leur place marquée de mon état-major général; |
| le bataillon de fusiliers marins, massé en réserve à l'abri d'un monticule, | un peu en arrière des batteries de gauche. |
Vers 4 heures, la batterie de 65mm du corps de débarquement vient prendre position un peu en arrière des lignes de la légion étrangère, à la hauteur d'un petit tertre où se tient l'état-major général.
L'artillerie cesse son feu; je commande : "En avant!" Les clairons sonnent la charge, nos vaillants soldats se précipitent aux cris de: "Vive la France!" La légion étrangère, ayant à sa tête le commandant Donnier, court vers la porte murée; le bataillon des marins, guidé par le commandant Laguerre, vers la poterne de droite, où s'élance également la compagnie Bauche, du bataillon Dulien.
Le colonel Bichot s'occupe immédiatement d'approvisionner la place en munitions, en vivres; le commandant Laguerra est nommé commandant supérieur, le lieutenant-colonel de Maussion demande à le seconder: trois bataillons et trois batteries passeront la nuit dans l'enceinte; le bataillon de marins occupera l'enceinte depuis la porte Ouest jusqu'à la porte Nord, la légion étrangère occupera cette porte et la rue qui se dirige vers la citadelle; le bataillon Dulien occupera la partie de l'enceinte qui s'étend au sud de la porte Ouest. On restera toute la nuit sur la défensive. Le premier soin est de rendre les portes Nord et Ouest praticables, de barricader les rues qui mènent à la citadelle. Celle-ci sera attaquée le lendemain matin.
Je rentre à huit heures du soir au quartier général, après avoir vu arriver le premier convoi de vivres et de munitions.
La nuit se passa dans un calme profond. Dès que le jour parut, le commandant Laguerre et le colonel de Maussion, qui s'avançaient prudemment pour reconnaître les abords de la citadelle, purent constater que l'ennemi l'avait évacuée. Ils y pénétrèrent sans coup férir.
À neuf heures du matin, j'y entrais moi-même accompagné du colonel Bichot et des officiers de l'état-major général, aux acclamations de nos vaillants soldats; un drapeau tricolore, formé de trois lambeaux de pavillons ennemis noués ensemble, flottait sur la tour de Sontay. Jamais trophée ne fit battre plus vivement le cœur d'un Français.
On a su depuis que l'ennemi avait fui la ville en désordre aussitôt après l'assaut de la porte Ouest. Tout y indique une fuite précipitée. Canons, argent, munitions, vivres, armes, les défenseurs ont tout abandonné... tout, même leurs morts, malgré le respect légendaire que les Pavillons Noirs eux-mêmes professent pour les victimes du feu de l'ennemi.
Faute de pouvoir leur couper la retraite, je fis partir immédiatement l'Eclair pour les empêcher de franchir la rivière Noire. Quoique cette canonnière calât à peine 80 à 90 centimètres, la baisse des eaux du fleuve ne lui permit pas d'atteindre le confluent de la rivière Noire. Il fallut se résigner à laisser les débris de l'armée de Louu-Vinh-Phuc se réfugier dans la direction d'Hanghoa et remettre au mois de mai l'expédition contre cette forteresse.
D'après les renseignements que nous avons pu recueillir jusqu'à présent, les pertes de l'ennemi seraient très considérables : 900 tués et plus de blessés; Louu-Vinh-Phuc et son lieutenant blessés, plusieurs mandarins chinois tués.
De notre côté, 68 tués et 249 blessés le 14; 15 tués et 70 blessés le 16. Dans ce nombre, 4 officiers tués et 22 blessés.
Les journées du 14 et du 16 resteront à jamais mémorables. Le corps expéditionnaire du Tonkin, composé d'éléments divers, mais animés du même souffle, a accompli des prodiges de valeur.
Je suis avec un profond respect, monsieur le ministre, votre très obéissant serviteur.
Le contre-amiral commandant en chef les forces de terre et de mer au Tonkin,
A. COURBET.
Ministère du commerce.
Pour un emploi de chef de l'atelier de la fonderie. Un concours sera ouvert à Paris, au Conservatoire national des arts et métiers.
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19834) 5 Mare
JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
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ǎ 150 mètres de ja porte Le terrain entre ces mamelons est filiè en gradins horizontaux. dispocés pour tenir l'eau nécessaire à la cul- ture des rizières; len tains qui séparent les champs sont per endicalaires à la direction suivie par l'assaillant; ils ont 60 à 80 centi- mètres de hauteur et forment des parapets na- turels derrière lesquels infanterie et l'artille- rie peuvent s'abrite. et faire feu sans travaux préparatoires.
Dès deux heures, le tir de la batterle de la digue contre la pa gode de Mien-Haï-Dong la fait évacuer promp meni. Plus tard, vers trois heures et demie, el. est occupée par une compa. gnie de tirailleurs acuamites (lientenant Gane- val, ancienne compagnie Doucet) et une com- pagnie d'infanterie (capitaine Bauchs), toutes deux du bataillon Dulien, et par une batterie d'artillerie. Vers la même heure, le bataillon de la légion étrangère prend position en avant du hamean de Ha-Tray, dans des mai- sons situées à 300 mètres environ de la porte Quest, et derrière les petits terrassements qui coupent la plaine sa cet endroit. De là, il di- rige un feu non interrompu sur la place, qui riposte vigourensement de ses fasils et de ses canons. Accompagné des colonels Bichot, Belin, Badens et Revillon, je vais reconnaitre la position à la hauteur des lignes de tirail- leurs. Un feu très vif part de toute la ligne
troupes désignées pour rester en réserve trẻ- pignent d'impatience; le colonel Bichot est obligé de se multiplier pour les empêcher de suivre leurs camarades.
Seizième annés, mum
N° 61.
tée. Canons, argent, munitions, vivres, Arg ments, les défenseurs ont tout abandou... tout, même leurs morta, malgré le respect lê- gendaire que les Pavillons Noirs eux-mêmes professent pour les victimes du feu de l'en- nemi.
Faute de pouvoir leur couper la retraite, ja fis partir immédiatement l'Eclair pour les em- pêcher de franchir la rivière Noire. Quoique cette canonnière calât à peine 80 à 90 centi- mètres, la baisse des eaux du fleuve ne lui permit pas d'atteindre le confluent de la ri- vière Noire. Il fallut se résigner à laisser les débris de l'armée de Louu-Vinh-Phuc se rế- fagier dans la direction d'Hanghoa et remet- tre au mois de mai l'expédition contre ceite forteresse. De son côté, la Tromba se trouvait arrétée à l'entrée du Day par un seuil infran- chissable; mais ce contre temps est moins déplorable, peu d'ennemis ayans fui dans cette
direction.
D'après les renseignements que nous avons pu recueillir jusqu'à présent, les pertes de l'ennemi seraient très considérables : 900 tués
L'ennemi dirige sur nos braves un feu in tense, plusieurs tombent, mais rien n'arrête leur élan. La tête de colonne de la légion étrangère, ne pouvant franchir la porte murée, file vers la droite le long de la fortification et réussit à se frayer un passage à travers le fouil. lis inextricable de bambous et d'obstacles de toutes sortes qu'y ont accumulés les défen- seurs; la capitaine adjudant-major Mehl tombe frappé d'une balle au milieu de ses hommes; une partie des marins débl■ie la poterne, tan- dis que d'autres traversent directement le fossé avec l'infanterie de marine ei rejoignent la lé- gion étrangère sur le talus extérieur du rem- part; ceux que l'encombrement retient en dehors couvrent le parapet de feux. Après des efforts inouïs, la haie de bambous cède. Le sol- dat Mínnaert, de la légion étrangère; le quar- tier-maître Le Gair'zec, des fasiliers marins, et le caporal Mouriaux, de l'infanterie de ma- rine, entrés les premiers dans l'intérieur de la place, sont immédiatement suivis par des masses nombreuses. La batterie de la porte marée est tournée et envahie, les grands étendards noirs tombent et sont remplacés par le drapeau français, les ennemis faient en dé-
Si cruellas que soient ces pertes, les jour- sordre vers la citadelle, nos troupes les pour-
nées du 14 et du 16 resteront à jamais mémo. Trois batteries d'artillerie sont placées, deux suivent à travers les rues. A cinq heures à gauche, la dernièrs à droite du hameau de quarante cinq, j'entre dans la place, accomparables. Phu Sa et Sontay ont leur place mar Ha-Tray, à 400 mètres environ de l'enceinte; gné de mon état-major général; la nuit se le bataillon de fusiliers marins, massé en ré- fait rapidement, couvrant la retraite de l'en- serve à l'abri d'un monticule, un peu en ar- nemi qu'il serait téméraire de poursuivre au rière des batteries de gauche. On voit bientôt milieu de l'obscurité dans une ville inconnue, se dresser au-dessus de la porte murée trois Il faut s'arrêter an milien de ce brillant grands étendards noirs à lettres blanches, long-triomphe et s'organiser contre un retour offen-
emps balancés et enfin plantés au sommet du sif. parapet. Vers 4 heures, la batterie de 65mm du corps de débarquement vient prendre po- { sition un peu en arrièra des lignes de la légion étrangère, à la bauteur d'un petit tertre où se tient l'état-majɔr général.
des fortifications ennemies.
Pendant ce temps, le mouvement tournant de l'ennemi sur notre dioite était facilement arrêté par les tirailleurs algériens et les canons hotchkiss da Pluviar. L'Eclair et la Trombe execuvalent un bombardement lent et précis de la calle intérieure, dont la base et les abords portent la trace de leurs abus. Ce bom bardement, quoiqu'ayant seulement une ac- tion indirecte dans la lutte qui se poursuivait, ébranlait puissammen' la moral de l'ennemi en rendant presne intenable son seul refuge en cas de défaite. Le cataillon Chevallier rën- contrait, à la porte No:d, une résistance Ener- gique et combatta li avec une persévérance et une bravoure remarquables, sans avancer sen- aiblement.
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Cependant nos troupes, la légion étrangère en tête, gagnent du terrain de minute en mi- nute; vers cinq heures, les premières lignes de tirailleurs ne sont plus qu'à 100 mètres du fossé. L'ennemi, ébranlé par un feu étourdis- 47 répond avec m ins de vigueur, le soleil bae. Le moment est venu de tenter l'as- *8271
L'artillefie cesse son feu; je commande :
• En avanti » Les clairons zonnent la charge, 'nos vaillants soldats se précipitent aux cris de: Vive la France! La légion étrangère, ayant à sa tête le commandant Donnier, court vers la porte murée; la bataillon des marine, guidé par le commandant Laguerre, vers la poserne de droite, où s'élance également la compagnie Bauche, du bataillon Dulien, Les
Le colonel Bichot s'occupe immédiatement d'approvisionner la place en munitions, en vivres ;
le commandant Laguerra est nommé commandant supérieur, le lieutenant-colonel de Maussion demande à le seconder: trois bataillons et trois batteries passeront la nuit dans l'enceinte; le bataillon de marins OCCR- pera l'enceinte depuis la porte Ouest jusqu'à la porte Nord, la légion étrangère occupera cstie porte et la rue qui se dirige vers la citadelle; le bataillon Dulien occupera la partie de l'en- ceinte qui s'étend au sud de la porte Ouest. On restera toute la nuit sur la défessive. Le pre- mier soin est de rendre les portes Nord et Ouest praticables, de barricader les rues qui mènent à la citadelle. Celle-ci sera attaqués le lendemain matin.
Je rentre à huit heures du soir au quartier général, après avoir vu arriver le premier convoi de vivres et de munitions.
La nuit se passa dans un calme profond. Dès que le jour parut, le commandant La- guerre et le colonel de Maussion, qui s'avan- caient prudemment pour reconnaître les abords de la citadelle, parent constater que l'ennemi l'avait évacuée. Ils y pénétrèrent sans coup ferir.
A neuf beures du matin, j'y entrais mol- même accompagné du colonel Bichot et des officiers de l'état-major général, aux accia. mations de nos vaillants soldata; un drapeau tricolore, formé de trois lambeaux depavillons ennemis nonés ensemble, flottait sur la tour de Sontay. Jamais trophée ne fit battre plus vivement le cœur d'un Français.
On a su depuis que l'ennemi avait fai la ville en désordre aussitôt après l'assaut de la porte Ouest. Tout y indique une fuite precipi-
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et plus de blessés; Leuu-Vinh-Phuc et son lieutenant blessés, plusieurs mandarins chi- nois tués.
De notre côté, 68 tuës et 249 blessés le 14; 15 tués et 70 blessés le 16. Dans ce nombre, 4 ofâcier tués et 22 blessés.
quée dans nos plus glorieux souvenirs. Ļe corps expéditionnaire du Tonkin, composé d'éléments divers, mais animés du même souffle, a accompli des prodiges de valeur.
Il ne fallait pas moins qu'un patriotisme ar- dent pour surinonter tant d'obstacles accumu- lés depuis plusieurs années, pour vaincre un ennemi aguerri, supérieur en nombre, bien armě, solidement retranché derrière ses palis- sades. La France doit êire fière de ses en- fants : Phonneur de ses armes ne pouvait être confié à de plus vaillants soldats.
Je suis avec un profoad respect, monsieur le ministre, votre très obéissant serviteur.
Le contre-amiral commandent en chef les forces de terre et de mer au Tonkin,
A. COURBET.
Voici les dernières nouvelles adressées au ministère de la marine concernant des mili- taires blessés qu Tonkin:
Blessé au comiqui de Phu Kien, le 6 janvier, Darragon (Eugène), soldat à la 26 compagnie du 4 régiment d'infanterie de marine. Balle an mollet.
AVIS & COMMUNICATIONS
Ministère du compierce.
ÉCOLE NATIONALE D'ANTS ET MÉTIERS DE CHALONS, SUR-MARNE (MARNE)
CONCOURS
Pour un emploi de chef de Patelier de la fonderie. Un concours sera ouvert à Paris, au Con- servatoire national des arts et métiers, le
Office or Individual.
Foreen office
Date.
1884
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Last previous Paper.
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(Subject.)
Affairs in Tonquin
DOMESTIC.
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REGO 15 MAR 84 /
Extracts from " Journ. Off. " and
"Le Temps
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(Minutes.)
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15/3
Gud. 15. Bach
Al 1973
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